avril 7

Le syndrome de Stockholm

syndrome stockholm

Le syndrome de Stockholm a été étudié par plusieurs personne comme Nils Bejerot, Sandor Ferenczi, Janine Puget ou encore Franck Ochberg. Ce syndrome désigne un phénomène observé chez des otages ayant vécu une période prolongée avec leur détenteur qui se traduit par une forme d’empathie, d’identification de survie. 

Origine :

Le 23 août 1973, lors d’une prise d’otage à Stockholm qui a duré 6 jours, les otages – une fois libérés – se sont opposés étrangement à témoigner contre leur ravisseur, Jan Erik Olsson, et sont même allés jusqu’à prendre sa défense au tribunal. Ceci s’explique par une manifestation inconsciente de survie. Les otages développent de l’empathie, de l’affection, voire de l’amour à l’égard de leur ravisseur; meilleur moyen de survie à ce moment-là. En effet, en s’attirant la sympathie de l’agresseur, l’otage peut s’imaginer influencer les émotions de celui-ci, ou du moins éviter de mourir.

Les différentes étapes :

  1. Choc psychologique extrême : la vie du sujet est menacé. Il peut mourir d’un instant à l’autre. Cela se traduit par un stress intense.
  2. Réorganisation psychologique : perte de repère, le sujet doit s’adapter à la nouvelle situation.
  3. Dépendance totale : le sujet dépend totalement du bon vouloir de son ravisseur. Manger, boire, aller au toilette, prendre ses médicaments, etc.
  4. Identification à l’agresseur : pour apaiser son angoisse, le sujet va s’identifier à l’agresseur. En effet, c’est l’agresseur qui a choisi de ne pas le tuer donc il y a reconnaissance, gratitude envers le ravisseur. C’est un mécanisme adaptatif de survie.
  5. Meilleure chance de survie : le sujet développe des sentiments positifs et de compréhension à l’égard de son ravisseur pour avoir la meilleure chance de survie.

plus d'infos

 Wikipédia : Syndrome de Stockholm

 



Ecrit 07/04/2017 par © LGDM dans la catégorie "Les syndromes